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La psychologie canine et l'éducation canine sont très en vogue de nos jours, il est désormais possible de comprendre son chien par son comportement et ses attitudes car le chien n'articulera jamais de mots, mais il s'exprime entre autre en aboyant, en jouant de la queue, des oreilles, des poils et de la gueule.

C'est important d'observer le chien et de savoir décoder les mouvements de sa queue si on veut pouvoir deviner son état d'esprit. Ils signifient un état de conflit. Le battement de queue trahit en effet un animal en état de contradiction qui hésite entre rester ou fuir. Plus un chien est soumis, plus ses coups de queue seront larges et intenses. Plus il est agressif, plus ils sont secs et courts. Si l'animal se sent inférieur, sa queue s'agite vers le bas. Elle se dresse bien haut, au contraire s'il est sûr de lui. Si le chien se tient la queue haute et rigide, il exprime du mécontentement et de l'agressivité; s'il se tient la queue basse, il peut exprimer du mécontentement et de la crainte. Si la queue est branlante, haute ou basse, l'animal est de bonne humeur. On peut lui faire la bise.

Voila quelques exemples qui ne sont pas des conclusions scientifiques mais des signes qui peuvent vous aider à décripter l'humeur et les désirs de votre chien...

 

Le langage de la queue

Agiter sa queue est aussi pour le chien, une subtile façon de laisser sa carte de visite en facilitant les sécrétions des glandes anales qui répandent quelques gouttes de parfum très personnalisé. Le chien qui a peur gardera par contre sa queue entre ses pattes. C'est une manifestation de subordination et d'insécurité. Le profil bas, il essaye de passer inaperçu. En effet, en rabattant sa queue il limite les signaux odorants de sa région anale. Par contre, deux chiens qui se toisent d'égal à égal se présentent mutuellement et fièrement cette région pleine d'odeurs exaltantes qui révèlent leur identité et leur personnalité.

Des poils redressés à la verticale sur la nuque et le dos annoncent une réaction de défense: le chien a peur; si en plus il reste immobile, se méfier, il peut mordre. Si on marche sur le trottoir et qu'il y a soudain devant nous un chien à l'allure menaçante, changer de trottoir si on veut mais ne surtout pas s'arrêter. Si on s'arrête, on crée un contact entre nous et le chien et on lui montre qu'on a peur. Certains chiens qui ont appris à faire peur aux gens, y prennent plaisir.

Rester calme en présence d'un chien: éviter de crier, de laisser paraître sa peur, ne pas s'enfuir, ne jamais tourner le dos à l'animal, faire des mouvements lents, s'éloigner à reculons en ne quittant pas l'animal des yeux. S'il veut mordre, lui offrir sa lampe de poche, ou son cartable. et surtout ne jamais flatter un chien qu'on ne connaît pas.

 

Aboiements

Enchaînements de 3 ou 4 aboiements de tonalité moyenne entrecoupés de courtes pauses : Il y a un problème ici, mais je ne sais pas lequel.

Successions rapides d'aboiements de tonalité moyenne : Alerte, un intrus est la, rassemblez vous.

Plus les aboiements sont rapprochés, plus le chien est inquiet.

Succession d'aboiements et de pauses : Ou êtes vous ? Je suis tout seul !

Un, deux ou trois aboiements sonores sur un registre plutôt élevé : Bonjour !

Un seul aboiement sourd, bref et sonore sur une tonalité grave : Arrête ce que tu fais tout de suite !

Un seul aboiement bref, sonore et aigu, entrecoupé de courtes pauses : Venez voir, c'est incroyable !

Aboiements bégayés de tonalités moyenne : Viens jouer avec moi.

 

 

Grondements et grognements

Sourds et profonds semblant venir du fond de la gorge : Recule, dégage !

Moins le son est grave et profond, moins le chien est sûr de lui et inversement.

Sourds, mi-aboyés : Attention à toi ! Ou est le reste de la meute ?

Passant du grave à l'aigu entrecoupé d'un petit aboiement : J'ai peur, je ne sais pas quoi faire.

 

 

Jappements et gémissements:

Gémissements étouffés : Je souffre le martyr ou je suis mort de peur !

Jappement, gémissement ou aboiement modulé en bâillement : Ouais ! Super !

Un seul jappement très bref et aigu : Ouille !

Série de jappements aigus : J'ai vraiment mal ou j'ai vraiment peur !

Jappements sur une tonalité moyenne : Suivez moi je suis sur une piste.

Soupirs : Haaaa, je suis bien, « ou » Pfffff, c'est trop dur !

 

 

 Hurlements

Une seule note longuement tenue (hurlement à la mort) : Je suis la chez moi.

Une seule note longuement tenue en réponse à un autre hurlement ou à des pleurs : Tu n'es pas seul, je t'entends.

Jappements brefs suivis d'un long hurlement : Je suis seul et angoissé.

Aboiement suivis d'un long hurlement : Je m'ennuie, venez me chercher !

 

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